Heat. 1996. (2h 50min)

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Heat. 1996. (2h 50min)

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Réalisé par Michael Mann   Genre : Policier, Drame, Action   Nationalité : Américain

Heat c’est une histoire simple : des braqueurs de banques cherchent à faire un dernier gros coup avant d’arrêter. C’est aussi des acteurs dantesques et une scène de face à face mythique entre Al Pacino et De Niro magnifique.

Lorsque j’ai visionné ce film la première fois, j’ai été scotché par l’émotion qui se dégage du film. Je venais de voir une série de films plutôt banale, dont les personnages changeaient du tout au tout entre le début et la fin. Quand j’ai vu ce film pour la première fois, j’avais déjà ma dose de scénario éculé et sans surprises. Je peux comprendre qu’un personnage évolue, mais en 36 heures on ne devient pas un moine bénédictin à moins d’avoir déjà une vocation dans sa poche. Et c’est de là que le film tire sa force, les personnages évoluent, oui, mais reste eux même. Il reste crédible et évolue à partir de ce qui a été dit précédemment.

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Commençons par les personnages et en particulier celui de Robert De Niro. Avant d’aller plus loin, je n’ai pas vu beaucoup de ses films et je pense que cela a joué dans l’impression qu’il m’a faite. C’est donc un peu comme si je découvrais cet acteur mythique. Dans ce film, il incarne un personnage froid, magnétique et très attirant. Étrangement, je me suis prise de sympathie immédiatement pour lui. En plus de son jeu d’acteur (qui est vraiment très bon), le personnage qu’interprète De Niro est fidèle à ses paroles et reste lui-même. Il a une ténacité et une cohérence. Ce qui en fait surement le plus complexe du film. Je ne peux en dire plus sans dévoiler une grande partie de la fin de l’intrigue. Cela serait dommage pour ceux qui ne l’ont pas vu.

Vient ensuite Al Pacino, qui incarne lui aussi un personnage froid et distant, avec de nombreux problèmes. Il incarne un policier prêt à tout pour faire son job. Le personnage d’Al Pacino préfère choisir son enquête à sa copine. Le personnage De De Niro et Al Pacino sont fait pour se pourchasser, jusqu’à la fin. D’ailleurs dans la scène où les deux personnages se rencontrent, Al Pacino arrive à la conclusion que tous les deux ne peuvent changer. C’est tout ce qu’ils savent faire. Ils se comprennent et même peut-être s’estiment. Ils ne deviennent pas amis, mais sont plutôt comme deux soldats ennemis qui savent reconnaitre la force de chacun.

Le dernier élément qui en fait un grand film, c’est surement le réalisateur : Michael Mann. Le cadrage du film, la photographie, la mise en scène, l’enchainement des plans sont tout simplement parfaits. Le rendu esthétique du film est vraiment bon et pourtant le film commence à dater (année 90). Pourtant il n’y a rien à redire. Par exemple la scène où De Niro et sa copine sont en voiture et traverse un tunnel, Michael Mann met en scène un jeu de lumière qui accentue la tension qu’il y a entre les personnages, la scène est beaucoup plus forte que si on avait placé un vulgaire dialogue. La femme comprend qu’elle est prise au piège par ses sentiments, mais ne peut s’empêcher d’en vouloir au personnage de De Niro.

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Ce film est vraiment à voir si on se pense cinéphile, ne serait-ce que pour le travail accompli sur ce film qui mérite beaucoup de respect.

9/10 :Le film parfait n’existe pas !

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