Dystopie, dystopie mon amour !

le

Bonjour, bonjour, aujourd’hui je vais vous parler de dystopie. La dystopie est à la mode depuis le succès de Hunger Games, mais elle a existé bien avant. Elle prend ses sources dans la SF, surtout celle des années 50/70. C’est alors une SF engagée, qui dénonce les abus du communisme ou de la société de consommation naissante.

hunger games.gif

Le mot dystopie vient d’un concept lointain. Il est dérivé de celui de Thomas More : utopie. Cela référence aux États et sociétés idéaux qui n’existent pas et dont l’existence est inconcevable bien que très attirante. Quelques siècles plus tard, le terme utopie a été remplacé par son contraire : la dystopie. Étymologiquement, ce terme signifie lieu néfaste contrairement à son prédécesseur, lieu inexistant. LA grande différence entre l’utopie et la dystopie, c’est le point de vue décrit dans le roman. L’utopie a pour point vu celui des États, les grands méchants des dystopies. De leur point de vue, tout est idéal. Alors que dans les dystopies, on suit les hommes et femmes vivant dans ces utopies. Généralement, ils ne sont pas vraiment contents d’être là. On a donc les deux côtés d’une même pièce.

Je trouve d’ailleurs que Dystopie rime souvent avec Post-apocalypse, mais attention il y a une différence entre kes deux. Post-apo, le roman suit l’effondrement et les moments qui suivent l’effondrement en question (ex :  la Route de Cormac McCarthy, c’est du post-apo, pas de la dystopie, il n’y a pas de nouveau régime mis en place).

Après cette petite introduction, j’aimerais vous présenter quelques dystopies que j’aime beaucoup et qui sont moins connues. PS : les résumés ne sont pas de moi.

  • Le Meilleur des mondes d’Aldous Huxley,‎ 1932

bf03828195385.5602b211dd4c7.pngBienvenue au Centre d’Incubation et de Conditionnement de Londres-Central. À gauche, les couveuses où l’homme moderne, artificiellement fécondé, attend de rejoindre une société parfaite. À droite : la salle de conditionnement où chaque enfant subit les stimuli qui plus tard feront son bonheur. Tel fœtus sera Alpha – l’élite – tel autre Epsilon – caste inférieure. Miracle technologique : ici commence un monde parfait, biologiquement programmé pour la stabilité éternelle… La visite est à peine terminée que déjà certains ricanent. Se pourrait-il qu’avant l’avènement de l’État Mondial, l’être humain ait été issu d’un père et d’une mère ? Incroyable, dégoûtant… mais vrai. Dans une réserve du Nouveau Mexique, un homme Sauvage a échappé au programme. Bientôt, il devra choisir : intégrer cette nouvelle condition humaine ou persister dans sa démence…

Que dire de ce bouquin qui n’est pas été dit. A lire d’urgence car juste génial mais glaçant !!

  • La Kallocaïne de Karin Boye,‎ 1940

357.jpgLéo Kall, un chimiste en captivité, entreprend en cachette d’écrire le récit de la période la plus mouvementée de sa vie. Quand son récit commence, il approche de la quarantaine, est marié et père de trois enfants. Il vit dans un monde futur, qu’on pourrait qualifier de post-capitaliste. Les valeurs communistes semblent en effet avoir triomphé. Très encadrés, sans cesse contrôlés, surveillés jusque dans leur chambre à coucher par l’Oeil et l’Oreille de la Police, ils vivent dans des districts spécialisés dans une activité professionnelle et entourés de barbelés.
La kallocaïne, l’invention géniale de Léo Kall, est un sérum de vérité qui révèle les pensées secrètes de ceux auxquels on l’administre. Léo Kall a inventé ce produit sans anticiper les utilisations que l’on va pouvoir en faire. Mais il se prend vite au jeu de la collaboration avec la Police. Grâce à son invention, les ennemis de l’État peuvent dorénavant être condamnés à mort pour leurs seules pensées…

Livre glaçant, attention âme sensible s’abstenir. Si vous n’avez jamais lu de SF des années 40/70, n’ayez pas d’espoir, ça vous tuerait. Ce livre a beaucoup inspiré 1984 d’Orwell. 

  • 1984 de Georges Orwell, 1949georgeorwellxobeygiantprintset-1984coverbyshepardfairey.jpeg

« De tous les carrefours importants, le visage à la moustache noire vous fixait du regard. BIG BROTHER VOUS REGARDE, répétait la légende, tandis que le regard des yeux noirs pénétrait les yeux de Winston… Au loin, un hélicoptère glissa entre les toits, plana un moment, telle une mouche bleue, puis repartit comme une flèche, dans un vol courbe. C’était une patrouille qui venait mettre le nez aux fenêtres des gens. Mais les patrouilles n’avaient pas d’importance. Seule comptait la Police de la Pensée. »

Londres, 1949, Winston Smith, travaille au ministère de la Vérité. Il a pour tâche de retoucher les journaux déjà parus pour corriger les erreurs du Parti ou de son leader, Big Brother. Car le Parti ne se trompe jamais. Une fois l’Histoire réécrite, les erreurs ayant été gommées, on a donc la certitude qu’elles n’ont jamais existé.

Comme Fahrenheit 451, 1984 est un classique de la Dystopie. On est alors dans une SF engagé et militante. Ce livre est absolument à lire au moins une fois dans sa vie. 

 

  •  Fahrenheit 451 de Ray Bradbury,‎ 1953

giphy.gifDans le futur décrit par Bradbury, les pompiers brûlent les livres, les gens sont invités à dénoncer leurs voisins, leurs amis et même leurs parents lorsqu’ils les surprennent à lire. Un roman qui dénonce l’inculture à travers l’exemple marquant de l’autodafé.

  • La tétralogie noire de John Brunner,‎ 1968-1974

Un monde où règnent la surpopulation, l’eugénisme et le terrorisme dans Tous à Zanzibar (1968), la violence, la haine raciale et le complexe militaro-industriel dans L’Orbite déchiquetée (1969), la pollution, l’activisme écologique et les toutes-puissantes corporations dans Le Troupeau aveugle (1972), les réseaux informatiques, les virus et la manipulation de l’information dans Sur l’onde de choc (1974).

Je suis dubitatif en ce qui concerne les trois derniers, dans mes souvenirs on est plus dans la SF pure et dure. Mais cela fait longtemps que je les ai lu donc je peux me tromper.

  • Les Dépossédés d’Ursula Le Guin,‎ 1975

Description de deux fausses utopies, l’une libertaire l’autre capitaliste, de leurs travers et de leur rencontre. Description de l’administration centralisée du système libertaire et les pouvoirs qui s’y développent, puis du confort illusoire du système capitaliste.

Ursula le Guin est une auteure fantastique ! Après tout le studio ghibli a bien adapté un de ses romans (oui je voue un culte au studio Ghibli^^).tales from earthsea.gif

La plume de cet auteur est magique mais attention elle aime beaucoup les descriptions, cela peut être longuet si vous n’aimez pas ce style (si vous n’avez jamais réussi pas à dépasser le premier chapitre du Seigneur des anneaux par exemple 😉 ).

  • La Servante écarlate de Margaret Atwood,‎ 1985

couv12986522.jpgDans une société ultra-conservatrice dominée par les Commandants, la plupart des femmes sont devenues stériles. Les Épouses tiennent les maisons, où les Marthas sont des bonnes, tandis que les Servantes écarlates, comme la narratrice Defred sont chargées des relations charnelles avec les Commandants.

Le récent succès d’Hunger Games a permit au genre dystopique de se développer. On trouve donc une flopée de livre recyclant la même histoire. Je vais ici vous en présenter des moins connus.

  • Divergente de Véronica Roth

Divergente a été écrite par une auteur âgée seulement d’une vingtaine d’années : Véronica Roth. Dans cette trilogie, Tris découvre à l’issue du Test, qu’elle est une divergente et à ce titre, menacée de mort. Elle trouve refuge au sein de la faction des Audacieux dans l’espoir de cacher son secret, sans se douter qu’elle va être le point de départ d’une véritable remise en cause de tout un système…

C’est THE dystopie. Je l’ai adoré (et encore le mot est faible). Lus d’une traite, les personnages sont attachants et surtout tout en nuances, l’histoire tient la route, et surtout la fin est magistrale ! L’auteur reste cohérent avec ses personnages, notamment l’héroïne Tris (à la grande différence d’Hunger Games)

giphy (1).gif

  • La tyrannie de l’arc-en-ciel de Jasper Fforde,‎ 2009

Un régime basé sur des castes de couleurs et des règles strictes, parfois fantaisistes mais jamais remises en questions, comme les bonds en arrière qui interdisent l’usage de certaines technologies, ou l’interdiction de fabriquer des petites cuillères.

Une dystopie humoristique ! Plutôt bien faite, mais ça casse pas trois pattes à un canard. À lire pour l’humour contenu dans le livre.

  • Uglies de Scott Westerfeld

La trilogie se passe dans un monde où la beauté est au dessus de tout. Les adolescents subissent à se titre, lorsque le moment est venu, de nombreuses opérations chirurgicales pour être beaux et devenir ainsi des Pretties.
Tally ne rêve que de ce moment là. Mais peu avant son 16ème anniversaire, elle fait la connaissance de Shay qui devient très vite sa meilleure amie. Mais Shay ne semble pas vouloir devenir Pretty et elle s’échappe de la ville des Uglies (des moches) pour partir dans un mystérieux endroit appelé : La Fumée. Tally la suit…

Uglies est une trilogie que j’ai beaucoup aimée. Elle casse les stéréotypes sur la beauté et va très loin dans son concept. Critiquant coup sur coup, la société de consommation, le culte de la beauté et le concept de retour aux sources.

Untitled.png

 Les dystopies que je veux lire :

  • Nous Autres de Eugène Zamiatine,‎ 1920

Ce roman décrit une société égalitaire et totalement centralisée où l’État gère et planifie les moindres aspects de la vie des citoyens. Ceux-ci vivent dans des maisons de verre ne leur permettant d’échapper à aucun moment au regard des autres.

Surement, la première dystopie moderne. Le seul livre que je n’ai pas lu (je veuuuuuuux @_@)

  • Entre chiens et loups de Malorie Blackman

Entre chiens et loups se déroule dans un monde où tout ce qui est noir (les Primas ) est riche, puissant, fort, et où tout ce qui est blanc (les Nihils) est pauvre, opprimé et méprisé. Callum et Séphy vivent dans ce monde, ils s’aiment, mais elle est noire et lui blanc.

  • La Sélection de Kiera Kass

Trois cent ans ont passé et les États-Unis ont sombré dans l’oubli. De leurs ruines est née Illea, une monarchie de castes. Mais un jeu de téléréalité pourrait bien changer la donne.
Elles sont trente-cinq jeunes filles: la « Sélection » s’annonce comme l’opportunité de leur vie. L’unique chance pour elles de troquer un destin misérable contre un monde de paillettes. L’unique occasion d’habiter dans un palais et de conquérir le cœur du prince Maxon, l’héritier du trône.
Mais pour America Singer, cette sélection relève plutôt du cauchemar. Cela signifie renoncer à son amour interdit avec Aspen, un soldat de la caste inférieure. Quitter sa famille. Entrer dans une compétition sans merci. Vivre jour et nuit sous l’œil des caméras…
Puis America rencontre le Prince. Et tous les plans qu’elle avait échafaudés s’en trouvent bouleversés…

  • Endgame de James Frey

Douze jeunes élus, issus de peuples anciens. L’humanité tout entière descend de leurs lignées, choisies il y a des milliers d’années. Ils sont héritiers de la Terre. Pour la sauver, ils doivent se battre, résoudre la Grande Énigme. L’un d’eux doit y parvenir, ou bien nous sommes perdus. Ils ne possèdent pas de pouvoirs magiques. Ils ne sont pas immortels.
Traîtrise, courage, amitité, chacun suivra son propre chemin, selon sa personnalité, ses intuitions et ses traditions.
Endgame n’a ni régles ni limites. Il n’y aura qu’un seul vainqueur.

  • Multiversum de Leonardo Patrignani

Alex vit en Italie, Jenny en Australie. Ils ont seize ans. Un lien subtil les unit depuis toujours : un dialogue télépathique qui surgit sans prévenir, dans un état d’inconscience. Jusqu’au moment où les adolescents décident de se rencontrer pour la première fois. Mais le jour de leur rendez-vous, ils sont là tous les deux au même endroit, cependant ils ne peuvent se voir… Ils découvrent qu’il existe une infinité d’univers parallèles et que la réalité qui les entoure n’est qu’une de ses multiples dimensions. Une vérité qui bouscule totalement leur existence, détruisant toute certitude sur leur monde. Comment Alex et Jenny pourront-ils se retrouver pour vivre leur amour ? Alors même que leur destin semble lié à celui, inéluctable, de la Terre…

bf03828195385.5602b211dd4c7.png

Publicités

2 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. J’en ai quelques uns dans ma PAL, tu me donnes encore plus de les lire (je pense notamment à « Uglies ») 🙂

    J'aime

    1. Shill dit :

      Uglies est très bien ^^b Une des premières dystopie que j’ai lu

      Aimé par 1 personne

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s