Moi qui n’ai pas connu les hommes

Moi qui n’ai pas connu les hommes de Jacqueline Harpman.

Résumé :

Elles sont quarante, enfermées dans une cave, sous la surveillance d’impassibles gardiens qui les nourrissent. La plus jeune – la narratrice – n’a jamais vécu ailleurs. Les autres, si aucune ne se rappelle les circonstances qui les ont menées là, lui transmettent le souvenir d’une vie où il y avait des maris, des enfants, des villes…
Mystérieusement libérées de leur geôle, elles entreprennent sur une terre déserte une longue errance à la recherche d’autres humains – ou d’une explication. Elles ne découvrent que d’autres caves analogues, peuplées de cadavres.

Avis :

Après cette lecture, j’ai eu un sentiment très étrange, une impression de vide, de solitude. C’est ce que j’ai ressenti en lisant ce livre, ainsi qu’un profond ennui pour le personnage principal. On suit ces quarante femmes qui d’abord cherchent à comprendre puis qui s’accommodent de la situation. Il y a dans la narration de ce livre un ton froid et distant. Il n’y a jamais de chaleur dans les descriptions ou dans les relations, qui se créer entre les personnages. Je ne sais pas si c’est un effet de la traduction ou si c’est bien la prose de l’auteur qui créer cet ennui. De plus, le livre m’a été survendu, je m’attendais à quelque chose de beaucoup plus profond, quelque chose de plus intense aussi. Le livre s’intéresse plus à l’aspect psychologique qu’a une intrigue construite. Cela ne me dérange pas, mais là c’est juste vide. Il n’y a pas de réel enjeu dans le scénario dans ce livre. L’histoire en elle-même est même très originale, et le sujet de départ était très intéressant, malheureusement le livre se perd en route. Le livre penche du côté du nihilisme, une doctrine ou attitude, fondée sur la négation de toutes valeurs, croyances ou réalités substantielles. C’est notamment ainsi que je vois le personnage principal. Elle n’a pas connu le monde d’avant, elle n’est donc pas attachée à nos valeurs ou nos problèmes courants et c’est elle qui est la narratrice de l’histoire (elle n’a pas de nom à part « gamine »). Les relations entre les êtres humains lui sont aussi inconnues. Elle est décrite comme une enfant sauvage dans les premiers temps. Quand les femmes étaient enfermées, elles n’avaient pas le droit de se toucher. Cette absence de chaleur humaine a donc donné au personnage un côté froid et asocial.
On peut se demander comment nous aurions réagi à leur place, si on avait été enfermé, déshumaniser puis jeter dans un monde où tout est mort et que l’on n’avait pas de réponses jusqu’à la fin.

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