Critiques multiples de BD et Comics #2

le

Je reviens après deux mois de vacances ensoleillés, où je n’ai pas beaucoup lu au final. J’ai même accumulé beaucoup de retard dans mes lectures et critiques. Avec la rentrée qui arrive, pas sure que j’arrive à le rattraper :p

Au début des vacances, j’ai donc lu Suicide Squad T1&2, California Dreamin‘ et enfin j’ai relu Red Son.

Suicide Squad (Renaissance), tome 1 : Têtes brûlées d’Adam Glass (2016) et Suicide Squad (Renaissance), tome 2 : La loi de la jungle d’Adam Glass et Fernando Dagnino (2016)

Résumé : Ils étaient condamnés à passer le restant de leurs jours derrières les barreaux, mais le gouvernement en a décidé autrement. Harley Quinn, Deadshot, King Shark et El Diablo font désormais partie d’un escadron suicide envoyé sur le terrain quand une mission s’avère trop dangereuse. Une équipe de super-criminels sacrifiables dont le premier objectif sera de venir à bout d’un stade peuplé de plusieurs milliers de spectateurs infectés. Par quoi ? Par qui ? La Suicide Squad est sur le coup !
(Contient : Suicide Squad #1-7)

Couverture Suicide Squad (Renaissance), tome 1 : Têtes brûléesCouverture Suicide Squad (Renaissance), tome 2 : La loi de la jungle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J’ai lu les deux comics à quelques mois d’intervalle. Le premier tome ne m’avait pas laissé un souvenir mémorable. J’avais trouvé le dessin et le scénario trop fouillis. Il faut pas contre reconnaitre que le travail sur les couleurs est vraiment bien fait, c’est frais et dynamique. Le côté coloré est fun et ça correspond bien à l’idée que j’avais de cette équipe de méchant qui pour sortir de prison plus tôt a décidé d’aider les gentils. Le comics s’ouvre sur une scène d’action, ce qui donne le ton tout de suite. Ici, pas de temps mort. Les scènes s’enchainent, tout comme les vannes. On a l’impression d’être dans une fuite en avant (techniquement, c’est plus ou moins le cas), malheureusement, ce comics n’a pas été un coup de cœur pour moi. Tout le tome 1 n’a ni queue ni tête, les personnages ne sont pas développés (certes, on est censé les connaitre, mais un ou deux dessins d’exposition ça aurait été bien !). J’ai surtout eu l’impression de n’avoir que deux personnages dans ce comics Harley Quinn et Deadshot. Ce sont les seuls personnages qui dans les deux tomes ont droit à des scènes d’expositions. C’est encore pire en ce qui concerne les enjeux. Amanda Waller est juste là pour donner des ordres, mais dans quel but ? Qu’est-ce qui a amené Amanda à mettre en place cette équipe ? Pourquoi utiliser des criminels quand on connait tant de superhéros ? Pourquoi prendre tant de risque ? Doit-on rappeler qu’Harley est folle ? Même avec une bombe dans la nuque, elle est difficilement contrôlable, donc pourquoi l’avoir choisi elle ? Mystère. OK, ils ont une bombe dans le crâne et ils doivent obéir aux ordres. Sauf que l’on ne comprend pas la finalité de ces ordres. Des pistes sont lancées, mais le scénario a trop de trous / est trop mous. L’évasion de Harley Quinn n’est pas mieux gérée. Cela aurait pu être l’élément déclencheur d’une vraie intrigue, mais la fin est bâclée et durant toute ma lecture j’ai eu une impression de gâchis. Suicide Squad est un concept fun. On réunit une bande de méchant et on les fait jouer aux héros. Le problème est qu’il est difficile de raconter une bonne histoire avec juste un concept fun. Du coup, l’histoire devient confuse et on mélange un peu, qui fait quoi. Le tome 2 réussit à éviter certains écueils du tome 1, mais il y a encore beaucoup de faiblesse. Néanmoins, je pense que j’ai bien fait de m’accrocher, le tome 3 devrait enfin faire décoller l’intrigue et les enjeux !

California Dreamin’ de Pénélope Bagieu (2015)

Couverture California Dreamin'

Résumé : 

Ellen naît en 1941 dans une famille juive de Baltimore et, petite déjà, rêve de devenir chanteuse. Sa voix est incroyable, mais sa personnalité aussi excentrique qu’attachante cache une faille de taille : Ellen est boulimique. Et grosse. Trop grosse pour espérer un jour devenir une star. Pourtant quand, à 19 ans, elle devient Cass Elliot, c’est pour échapper à son avenir de vendeuse de pastrami et tenter sa chance à New York ! C’est là que, happée par la folk de l’époque, Cass tombe amoureuse de Denny, le chanteur des Journeymen…

Avis :

J’adore tout ce que fait Pénélope Bagieu donc je lis tout ce qu’elle fait, même quand je ne connais pas le sujet dont elle parle. C’est le cas ici. Je ne connaissais pas Mama Cass, ni le groupe The Mamas & Papas (oui j’ai une culture musicale à trou ^_^’). J’ai beaucoup aimé cet album. Le personnage de Cass est extrêmement touchant, que ce soit dans ses amours ou dans ses relations familiales. C’est un personnage fort, et un peu diva sur les bords. Cass est drôle, mais a aussi ses défauts. L’histoire du groupe The Mamas & Papas est totalement insolite, Cass a dû lutter pour rentrer dans le groupe, et réussie à s’imposer comme leader. Le dessin est très doux et cela va bien avec l’histoire racontée. C’est au fusain, le trait est régulier, agréable et spontané, cela nous aide à nous attacher à l’histoire et aux personnages. Les conseils de chanson à la fin sont une très bonne idée et permette de continuer l’aventure un petit peu. Bref, je recommande !

Superman : Red Son de Mark Millar (2005)

Couverture Superman : Red Son

Résumé : 

Étrange visiteur venu d’un autre monde, capable de modifier le cours des fleuves, de tordre l’acier à mains nues… et qui, en tant que héros des travailleurs, mène un combat sans fin pour Staline, le socialisme et l’expansion mondiale du Pacte de Varsovie. Dans cette surprenante version d’une histoire bien connue, une fusée kryptonienne s’écrase sur la Terre avec à son bord un bébé qui deviendra un jour l’être le plus puissant de la planète. Mais le vaisseau n’atterrit pas en Amérique. L’enfant ne grandit pas à Smallville, au Kansas, mais dans un kolkhoze d’Union soviétique !

Avis : 

Superman : Red Son est un comics que j’avais déjà lu par le passé et que j’avais beaucoup aimé. Suivant toujours la collection Eaglemoss, j’ai retrouvé cette histoire à mon retour de vacances. Superman : Red Son est un What if, c’est-à-dire une réécriture avec un twist. Ici, Superman s’écrase non pas au Kansas, mais en Ukraine en pleine période communiste. Grandissant sous l’idéologie stalinienne, il va devenir la nouvelle mascotte du parti communiste. Mark Millard a vraiment fait quelque chose d’époustouflant avec cette histoire. Le superman qui est décrit est au départ le même (un pauvre gars de la campagne qui veut faire les choses bien), mais qui va vite se retrouver à la tête du parti. Seigneur tout puissant voulant sauver le monde grâce à la doctrine communiste. Le plus drôle étant que Lex Luthor devient le sauveur des Américains. Notre superman adoré va donc disjoncter. On retrouve tous les personnages que l’on aime : Luthor, Batman, Wonder Woman, dans un monde totalement différent. Leurs réactions sont donc imprévisibles, même s’ils restent profondément ce qu’ils sont (c’est-à-dire des méchants ou des gentils). Je conseille ce comics à tous ceux qui voudraient débuter, car on est hors de la continuité de la série et on peut donc appréhender facilement les personnages. Il ne faut pas hésiter à le relire lorsque l’on connait un peu mieux l’univers de DC. On comprend mieux certains clins d’œil faits par l’auteur.

Publicités

Un commentaire Ajoutez le vôtre

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s