Avis – Le roman des espionnes de Vladimir Fédorovski (2014)

Résumé :

La belle baronne Boudberg a monté le plus grand complot contre le Kremlin rouge avant de devenir un agent double. Elisabeth Zaroubine a volé les secrets de la bombe atomique américaine au profit de l’URSS. La célèbre actrice de cinéma Olga Tchékhova est devenue la meilleure amie d’Eva Braun, informant Staline sur les grands secrets nazis. Nina, cette maîtresse espionne, a séduit Albert Einstein sur l’ordre de Moscou et le formidable réseau des « hirondelles » du KGB pénètre encore aujourd’hui les plus hautes sphères de politique occidentale. Elsa Triolet et Maria Romain Rolland figurent parmi les « femmes d’influence » qui ont animé un véritable « orchestre rouge » des intellectuels occidentaux. Chacune d’elles aurait dû mourir mille fois si chaque jour, chaque heure, n’avait été un véritable duel avec les événements dramatiques de la Grande Histoire. A partir de témoignages et d’archives inédites et fort de son expérience personnelle de diplomate pendant le grand bouleversement à l’Est, Vladimir Fédorovski, témoin privilégié de ces moments majeurs du XXe siècle, nous fait entrer dans l’univers secret des grandes espionnes « venues du froid » qui ont changé le cours de l’Histoire.

Avis :

Cela faisait longtemps que je n’étais pas sortie de ma zone de confort en terme de lecture.  Le roman des espionnes de Vladimir Fédorovski fut une découverte sympathique. C’est un roman historique, mais attention, c’est plus une étude qu’un roman. L’auteur nous entraine dans le monde des espionnes, surtout des espionnes russes. Il nous explique comment des milliers de femmes se sont vus sacrifiés par les différentes révolutions en Russie et l’apparition de l’URSS. C’est un livre très court, mais très dense, qui cherche à résumer 50 ans d’espionnage. Il vaut mieux avoir une culture générale assez bonne, car l’auteur contextualise peu les différents portraits de femmes. L’auteur indique à quel moment de l’histoire cela se passe. À vous de vous souvenir des différents événements de la Seconde Guerre mondiale ou de la Guerre froide. Fédorovski met en avant des femmes de la fin du 19e à nos jours. Il montre comment ces femmes ont subtilisé des documents de première importance, à des hommes qui n’avaient aucune considération pour elle. On peut aussi voir à quel point le sexe et le pouvoir sont liés. Fédorovski prouve surtout que ces femmes étaient avant tout des survivantes, qui ont cherché par tout les moyens à survivre dans un siècle qui les a décimées. L’URSS pour beaucoup ne leur a apporté que du malheur. Elles sont pour la plupart intelligentes, parlent plusieurs langues et on peut voir que petit à petit ces femmes sont devenues des professionnelles de l’espionnage, subissant des entrainements de plus en plus poussés. C’est en tout cas vers cela que tendent les portraits de femme qui sont faits. On va de « l’idiote utile » qui soutient l’idéologie communiste (Mata Hari ou Madame Rolland) à la véritable professionnelle, qui livrera les secrets de la bombe atomique à son pays, car c’est un agent dévoué et efficace.

L’auteur nous montre que derrière chaque événement du 20e siècle, il y avait une femme, mais que pour autant ça ne leur a pas permis de sauver leur vie. L’auteur a écrit aussi un livre sur l’espionnage masculin qui m’intrigue fortement : le roman des espions.

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