S’enfuir : récit d’un otage de Guy Delisle (2016)

Résumé :

En 1997, alors qu’il est responsable d’une ONG médicale dans le Caucase, Christophe André a vu sa vie basculer du jour au lendemain après avoir été enlevé en pleine nuit et emmené, cagoule sur la tête, vers une destination inconnue. Guy Delisle l’a rencontré des années plus tard et a recueilli le récit de sa captivité – un enfer qui a duré 111 jours. Que peut-il se passer dans la tête d’un otage lorsque tout espoir de libération semble évanoui ?

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Avis :

Un nouveau Guy Delisle, c’est toujours une joie. J’ai lu celui-ci il y a quelque temps déjà. S’enfuir… est très différent des carnets de voyage qu’a fait précédemment Guy Delisle. Ici, c’est le récit d’un homme retenu en otage pendant 3 mois. On suit Christophe, du début à la fin et uniquement lui. Nous apprenons les nouvelles, et nous découvrons les choses en même temps que lui. Être un otage, c’est rester dans l’inconnu, Christophe n’a un contact avec l’extérieur qu’épisodiquement, il ne peut donc faire que des suppositions sur ce qui se passe à l’extérieur. Au début de sa captivité, on le voit garder le décompte des jours, réfléchir à ce qu’il se passe au bureau de l’ONG, imaginer comment s’organise son sauvetage, mais surtout on voit son espoir petit à petit s’évanouir. Dans les premiers temps, Christophe pense, au début du récit, qu’il en pour une ou deux semaines à être aux mains de ses ravisseurs, puis petit à petit il se laisse aller au désespoir et pense qu’on l’a abandonné. Puis ses ravisseurs le prennent en photo, un coup de fil avec l’ONG, etc., etc. Des petits riens qui lui font retrouver espoir.

On voit aussi les différentes situations de détention. Il passe d’une chambre où il est attaché à un chauffage à une cave dans le froid et toujours attaché. D’ailleurs ses conditions sont terribles, il vit dans un total isolement (ne parlant pas la langue de ses ravisseurs et eux ne maitrisant pas vraiment l’anglais). Il faut meubler les journées, lorsque l’on n’a rien à faire. Les jours se ressemblent, l’otage en vient presque à perdre le compte. Ces jours qui passent sont son seul ancrage avec la réalité, s’il se perd, il risque lui même de se perdre. On ressent dans ce roman graphique, tout ce qui fait l’essence d’un otage : l’attente, la peur, la solitude… On est dans un rythme lent et répétitif et pourtant Guy Delisle nous évite l’aspect répétitif de son histoire, il nous intègre à l’histoire et nous l’a fait vivre à nous aussi.

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