Akira de Katsuhiro Otomo

Je me suis récemment décidée à lire les grands classiques de la bande dessinée japonaise, et j’ai décidé de commencer par Akira, récit de science fiction.

Carte d’identité :

Titre  : Akira
Auteur : Katsuhiro Otomo Nationalité : Japonaise
Edition : Glénat
Nombres de Tome : 6

/!\ Attention la critique concerne les 6 tomes, je pourrais sans le vouloir dévoiler des morceaux de l’intrigue !

Résumé :

2030. Néo-Tokyo est devenue une gigantesque poubelle hi-tech. Tetsuo, Kanéda et leur bande de jeunes du centre d’insertion et d’apprentissage professionnel foncent dans la nuit sur des motos volées, sans autre but que de repousser toujours plus loin les limites du speed. Quand ils croisent un drôle de petit garçon au visage de vieillard, leur premier réflexe est de l’agresser mais cette créature perdue possède un étrange moyen de défense… Ils viennent de faire connaissance avec le nº26 et de franchir, sans s’en rendre compte, la première étape d’un processus irréversible : le réveil d’Akira..

The Films Cuts Out The Middle ... is listed (or ranked) 1 on the list 14 Things You Don't Know About Akira If You Never Read The Manga

Avis :

Akira est un monument du manga et de la science-fiction. C’est par lui que les bandes dessinées japonaises ont vraiment été connues en France, et considérées comme autre chose que des niaiseries pour enfants.
Premièrement, le manga date des années 80, les dessins sont donc datés. Il est parfois difficile de différencier certains personnages, ou s’ils sont masculins / féminins. Par exemple les deux héros Keï, une jeune fille qui fait partie de la rébellion et Kaneda, le héros, chef d’un gang de motards lycéen sont des fois peu différenciable, si ce n’est par leurs habits. Mais il ne faut pas s’attarder à ces détails, l’histoire est tellement prenante qu’il est difficile de lâcher les mangas. Les design de méchas ou les paysages sont quant à eux très précis et plutôt magistraux. Le découpage des cases est quant à lui très dynamique, et permet de suivre l’histoire. C’est beaucoup plus moderne que ce qu’on trouvait à l’époque.

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Comme un air de ressemblance ? 

L’histoire se concentre sur Kaneda et Testuo deux lycéens et aussi délinquants faisant partie d’un groupe de motard, qui veulent braver tous les interdits. Ils se retrouvent à pénétrer une zone militaire et mettent la main sur une drogue permettant de développer des pouvoirs psychiques impressionnants. Si Kaneda joue la prudence en cherchant à savoir ce que c’est. Testuo lui se laissera corrompre par ses ambitions et sa rivalité avec Kaneda. Il ira jusqu’à réveiller l’arme ultime, secret le mieux garder du gouvernement japonais : Akira. Jeune garçon responsable de la destruction de la première Tokyo et qui entraina la 3e guerre mondiale.
Le monde dépeint par Katsuhiro Otomo est terriblement noir et effrayant. Néo-Tokyo est sale et surpeuplé, rempli de jeune laissée à eux-mêmes qui se tourne vers la délinquance. Les habitants sont dépeints plus comme des sauvages avides de pouvoir ou ne sachant pas se prendre en main sans guide. La société ne semble plus régulée par des lois. Le gouvernement, expérimente en secret des drogues sur la population, complote pour leur propre bien sans s’intéresser à ce qui passe dehors.
Pourtant, l’univers d’Akira est riche et foisonne de détails. L’auteur étoffe son univers petit à petit à travers les 6 tomes, nous montrant les différentes factions, mais donnant aussi un passé à son monde, crée ou explique les différentes tensions et le malaise social de cette société laissée à l’abandon. Un malaise, reflet des problématiques des années 80 au Japon qui connait alors son « miracle économique », mais qui voit émerger de nouveaux problèmes sociaux.
L’histoire va au départ à 100 à l’heure et peut perdre le lecteur. Un conseil, mieux vaut avoir les 6 tomes sous la main et ne pas mettre trop de temps entre chaque tome. La lecture est du coup très soutenu et dynamique et ça, c’est quelque chose que j’apprécie ! Si au départ je n’avais aucune empathie pour Kaneda, j’ai fini par apprécier ce benêt au grand cœur, mais c’est surtout Kei, le personnage féminin principal, que j’ai le plus appréciée. Son développement est particulièrement bien maîtrisé et plusieurs rebondissements m’ont surpris.
J’ai aussi beaucoup apprécié Testuo, le grand méchant, avec lequel on finit par compatir. Il n’est au final qu’une victime dans la guerre que se livrent les gouvernements. L’intrigue militaro-scientifico-fantastique, est menée tambour battant et le dénouement m’a surpris, mais très fidèle à l’univers, tout se tient et une fois venue la fin de l’histoire, je n’ai pas eu de regret.

Un manga à lire absolument, mais dans sa version noir et blanc, rééditer par Glénat. Je n’ai entendu que du mal de la version colorisée pour l’Occident.

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