La belle mort de Mathieu Bablet (2011)

Résumé : La fin de l’humanité a eu lieu. Les insectes venus de l’espace infini sont maintenant les maîtres de la terre. À quoi bon résister ? Voilà ce que se répètent jour après jour Wayne, Jeremiah et Scham, uniques survivants de l’invasion dévastatrice. Cherchant un but, une destinée justifiant leur futile présence dans un monde en ruine ils ne se doutent pas qu’ils font partie d’un plan bien plus vaste, quelque chose qui les dépasse complètement et qui implique un autre survivant…

Avis : La belle mort de Mathieu Bablet est un de ses premiers romans graphiques. Je l’avais découvert grâce à Avis – Shangri-La de Mathieu Bablet (2016). Depuis, j’ai pu lire Carbone et Silicium, sa dernière œuvre. Je commence donc à bien cerner les enjeux que l’auteur aime développer. Mathieu Bablet aborde à travers ses bandes dessinées des thèmes aussi variés que le destin, la fatalité, la nature de l’homme et surtout sa fin. Dans La belle mort, la fin du monde a eu lieu, une mutation génétique ? Invasion d’aliens sous forme d’insecte ? Dans tous les cas, nous suivons un trio de survivant, qui n’en sait pas plus que nous.
Petit à petit, on finit par les apprécier et comprendre leur motivation. Ils cherchent désespérément d’autres survivants, de la nourriture pour survivre et un endroit fiable. Nous sommes alors dans un récit de sciences fiction très classique, jusqu’à ce qu’ils rencontrent une jeune fille. La tournure du récit prend alors un sens différent, et s’intéresse plus en profondeur aux motivations de chacun des personnages.

Tout cela est divisé en 5 chapitres qui permettent de rentrer petit à petit dans l’histoire. Ce découpage rend fluide la progression du scénario et des personnages, mais on retrouve aussi des défauts d’une première BD. Tout va trop vite, et n’est pas assez approfondi. Le développement de certains personnages laisse perplexe. L’anomalie, s’il est bien introduit manque de profondeur et disparait bien trop vite.
Le scénario est porté par un graphisme assez particulier et en même temps très impressionnant. Les scènes urbaines et les insectes sont magnifiques, tout comme les couleurs. La palette graphique est très bien choisie, il y a une vraie harmonie entre elles. En ce qui concerne les personnages, le dessin est plus flou, les proportions par forcement respectées. Personnellement, j’aime beaucoup, mais je peux comprendre que certains soient dérangés.

Cette œuvre de jeunesse mérite vraiment d’être lue, elle préfigure tous les thèmes qui seront abordés dans les futurs romans graphiques de l’auteur. Si j’ai préféré Shangri-Là, La belle mort est une BD à lire si vous aimez philosopher sur la nature profonde de l’homme, la SF et le post-apo !

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